Il n’y a pas de chiffres disponibles pour la Belgique, mais on peut supposer qu’ils sont comparables à ceux des autres pays européens.
C'est-à-dire :
une incidence de 1/100 000 dans la population générale et 1/200 chez les jeunes filles;
une prévalence de 5/100 000 en France (Cahier Nutrition Diététique XXVIII, 3, 1993), ce qui en Belgique représente 500 nouveaux cas par an;
une prévalence nettement plus élevée, de 0.5 à 1%, chez les adolescents de 15 à 19 ans (OMS);
le taux de mortalité dû à l’anorexie est estimé à 5 à 10%. 90 à 95% des victimes de cette maladie sont des femmes. Le pic de fréquence a lieu à 14 ans ½ et à 18 ans.
Concernant l’évolution de ces chiffres aux cours des dernières années, il n’y a pas de consensus. Là où l’INSERM français (Institut national de la santé et de la recherche) conclut dans son rapport de 2002 qu’on ne peut objectiver d’augmentation, d’autres chercheurs (D. Hermans de l’UCL par exemple) trouvent confirmation de cette augmentation dans les données épidémiologiques disponibles. Ceci pourrait être expliqué par une étude néerlandaise (VAN SON et Al., 2006) qui conclut que l’incidence de l’anorexie dans la population générale est restée stable mais que pour les femmes dans la tranche d’âge 15-19 ans, elle a significativement augmenté.