//AVIS D'UN EXPERT

Le nombre de jeunes filles souffrant d’anorexie mentale augmente sans cesse et les cas apparaissent de plus en plus tôt. Il s’agit, pour elles, principalement d’une insatisfaction de leurs images corporelles. Leurs impressions sont confortées par les images, véhiculées par la presse et le petit écran, de mannequins maigres mais adulées…
Les parents doivent être attentifs aux signes avant-coureurs chez leurs adolescents : rapport à la nourriture, régimes draconiens, conversations obsessionnelles autour du poids…

Dr Yves Simon
Facteurs de risque et prévention.

Le nombre de cas d’anorexie mentale et de comportements apparentés ne cesse d’augmenter et ces troubles touchent des filles de plus en plus jeunes. L’identification des facteurs de risque contribuant au développement des troubles alimentaires pourrait offrir l’opportunité  d’agir de manière préventive ou d’intervenir de manière précoce, ce qui représente un facteur de pronostic favorable pour la guérison. De nombreuses études concluent que l’insatisfaction corporelle, c’est-à-dire l’évaluation subjective négative de sa silhouette ou de parties de son corps, représente un facteur de risque puissant des troubles alimentaires. Or, notre société présente des images et tient des discours où la minceur, comme un idéal désirable, est à la portée de toutes les femmes. Pourtant, la plupart d’entre elles ne pourront jamais accéder à cet idéal irréaliste, à moins de mettre leur santé en péril. Ainsi, des femmes et des jeunes filles, de plus en plus nombreuses, sont insatisfaites de leurs formes corporelles et voudraient maigrir alors qu’elles ont un poids normal. 

Il est nécessaire d’être attentif à certains comportements des enfants et des adolescents tels que la pratique de régime, les préoccupations pour le poids et la nourriture. Les parents doivent être également sensibilisés à l’impact des messages qu’ils transmettent à leurs enfants au sujet des préoccupations pour le poids et la silhouette.

Jusqu'à présent, les programmes destinés à prévenir l’obésité et ceux destinés à prévenir les troubles alimentaires étaient distincts. Désormais, de nombreux arguments plaident en faveur du développement d’une approche intégrée des problèmes liés au poids et à l’alimentation. Des programmes éducationnels mettant en avant les avantages d’être en bonne santé, plutôt que la manière de rester mince et d’éviter l’obésité, sont nécessaires.   Pour que la prévention soit efficace, il faut également modifier notre environnement physique et social pour qu’il puisse promouvoir une alimentation saine, l’activité physique ainsi que l’acceptation de formes corporelles différentes.

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